La Fiche d’un Fish #001 : BARRACUDA !

La fiche d’un Fish, c’est une série humoristique de portraits de joueurs du club Pok’R Yonnais.

« La Fiche d’un Fish ! », c’est une série de portraits humoristiques démesurés, déglingués, d’un membre du club sélectionné au hasard.
La biographie, le portrait du joueur, vous trouverez toutes les informations utiles pour découvrir un adversaire que vous ne connaissez peut-être pas du tout, ou au contraire, que vous souhaitez étudier et approfondir dans ses détails, grâce à mes multitudes informations glanées, et vérifiées.

Pour précision, le contenu est bien sûr le pure fruit de mon invention, excepté les illustrations graphiques, qui sont quant à elles, bien réelles (enfin c’est ce que le joueur m’a transmis, je ne cautionne rien).
Je vous souhaite à toutes et tous, une agréable lecture.

Pour le premier portrait de la série « La fiche d’un Fish !« , nous accueillons en grande pompe, l’ami Barracuda. Un joueur sérieux, dont vous aurez tout à apprendre de son histoire incroyable. C’est parti pour quelques minutes de relâchement cérébral les amis !

"Barracuda, c'est l'histoire d'un rendez-vous manqué. Le gars partait passer un casting dans une agence, sans risque d'être pris, pour un film d'action avec 4 personnages loufoques, aux noms improbables. 
Il enfourchait son plus beau skateboard, et son casque "Titeuf" fétiche.

Malheureusement, arrivé à seulement 200m de la salle des fêtes de Mandelieu la Napoule, après 13h d'effort à traverser la France sous la pluie, il tombe en panne de skate. Sûrement de carburant, car lui comme sa planche à roulettes ont un point commun : il ont soif ! Il fait demi-tour, les yeux remplis de larmes, considérant cet impondérable comme, je cite, "la plus grande tristesse de chagrin de sa (ma) vie", juste après la mort de la daronne de Bambi, qui l'émeut encore en cachette aujourd'hui.
Notre grand blessé s'arrête donc chez un psychologue de quartier, j'entends par là, un troquet minable ou les retraités prennent la poussière après leur 9e verre de blanc. D'ailleurs, leur record c'est 27 verres juste avant le générique du JT de Pernaut. Ils sont costauds ces mecs là. Respect à eux.
Il s'installe à une table, déterminé à faire le deuil sur la fin de sa carrière qui n'aura jamais démarrée, et s'enfile pas moins de trois diabolo kiwi, un thé noir au miel Espagnol, et deux sirops de glaçons à l'eau, le tout couplé à un ramequin de peanuts Menguy's à la qualité toute relative.

C'est à ce moment qu'une publicité l'interpelle à la télévision du PMU, PokerStars. Il ne sait pas ce que c'est, mais le mot stars interpelle notre ami skateur, qui a des paillettes dans les yeux. Il se renseigne en demandant au patron l'annuaire 1996 des PTT, afin de composer le numéro des renseignements, qu'il avait vraisemblablement oublié. Il apprend contre toute attente, qu'il s'agit de poker. La standardiste, sûrement stagiaire et frigide, lui annonce que c'est un jeu de cartes.
À part le Uno, et les parties de flipper chez son oncle aveugle, le Barracuda ne dispose pas d'une culture de jeu énorme.

Soudain, un individu, lambda, arrive au moment du départ de notre skateur, avec un t-shirt noté "j'aime le poker et le pastis 51", les deux protagonistes bavardent. Pendant une heure, Jean-Daniel, l'homme au t-shirt, lui apprend les règles du jeu. Il fait mine d'avoir tout compris, se voit déjà champion intercommunal de son nouveau jeu favori, mais ce n'est qu'une façade. Barracuda repart ensuite chez lui, le skate dans son sac à dos, continuer ses recherches sur ce qu'il vient d'apprendre. Il se trouvera ensuite des amis, un peu par hasard, en faisant la queue dans une pharmacie un samedi soir (pour acquérir un masque hydratant à l'huile de baie de goji), avec qui il démarrera le poker, à l'âge de 20 ans et demi. C'est comme ça que Barracuda a un jour, découvert le poker.

Pour l'anecdote, c'est son sosie, un certain Djibril Cissé qui aura eu le rôle du vrai Barracuda. Sa carrière n'aura été qu'anecdotique également, le Djibril se fracturant le ménisque, le cubitus et le moral, en sortant la fameuse réplique "je suis fils unique, c'est ma sœur qui me l'a dit".

Une bien belle histoire, donc.
À ce jour, et contre toute attente, Barracuda a enfin compris le poker. On dit même qu'il a gagné une main une fois, parce que les gens avec qui il était à la table ont pris peur et sont partis en courant, lorsqu'il s'est mis à chanter du Florent Pagny, pensant être seul à ce moment là... C'est ainsi que son histoire est née".

 

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