La Fiche d’un Fish #004 : Lounacris

Présentation et parcours de Lounacris

Pour cette quatrième fiche de LFDUF, nous rencontrons Christelle, dit Lounacris. Le format est légèrement différent de celui habituellement publié, mais vous allez pouvoir découvrir son portrait, le réel, en totale immersion avec la joueuse aux mille talents. Continuer la lecture de « La Fiche d’un Fish #004 : Lounacris »

La Fiche d’un Fish #003 : Kimmor

Présentation et parcours de Kimmor

Un peu d’histoire

Le regard coquin, la lèvre qui frétille, les sourcils en fleur : c’est Jérôme, dit « Kimmor ».

« J’ai découvert le poker à 16 ans, on attaquait des parties à 5€ tous les vendredis dans la cave d’un pote. Les premiers mois étaient une vraie catastrophe, je croyais jamais personne, j’enchaînais les calls hauteur AS ou ROI, ou alors j’allais au bout du monde avec la 5ème paire.
Puis au bout de quelques mois je me suis un peu calmé et pendant quasiment 2 ans, je gagnais de l’argent tous les vendredis. A 19 ans j’ai gagné un tournoi associatif ainsi que le droit d’aller faire la finale Winamax à Paris, ou j’ai duré pas plus de 2h, tant je me faisais dessus. Puis j’ai gagné 3 autres tournois associatifs, avec divers tickets pour l’Espagne et autre. J’ai aussi fait une belle année 2016 en enchaînant 3 TF (3 fois 4eme) sur divers tournois associatifs.

Autour du poker

Sinon je suis un joueur lambda peut-être un poil agressif, je prends toujours un plaisir fou à être assis à une table de poker, il y a toujours au moins une personne hyper cool qui te fais passer un bon moment et qui te fait oublier que c’est une compétition personnelle. J’aime bien les joueurs comme Tom Dwan et isildur, les types sont complètement dingues et ils chient sur les tables des plus grosses limites,  j’étais aussi fasciné par Ludovic Lacay, dans un autre registre.

C’est aussi l’occasion de dire merci à tous les gars et les nanas du club. Vous êtes hyper cool changez rien. ».

La fiche d’un Fish : place au contenu.

Kimmor, dit « l’immortel », est un jeune joueur plein de talent. Sous sa dégaine de Tintin, le personnage populaire que tout le monde apprécie, malgré les doutes réels sur son sexe de naissance, l’homme à la casquette de Marty McFly est un opportuniste de grand talent.

Il s’adonne depuis son plus jeune âge à relancer hors de position avec des mains marginales. Malgré une cure de désintoxication à l’âge ou ses copains révisaient le brevet des collèges, le jeune Jérôme n’a fait que replonger dans sa démence légendaire. Mais rassurez vous, on l’aime quand même.

Parfois surnommé « la banque » par ses détracteurs, ce jeune esthète du jeu farfelu n’a jamais de montre, du fait de ses sorties prématurées au club. Nombreuses sont les fois où il a pu rentrer à son domicile avant le début des rediffusions de « c’est mon choix« , sur la TNT à 21h. Un fin stratège. Une gestion du temps et du stress à toute épreuve. On l’a même vu une fois à l’aéroport payer un billet d’avion hors de prix, mais voyant l’attente de la file d’attente d’Aer Lingus s’éterniser, le jeune androgyne s’est barré en VTC, alors qu’il ne restait que 2 couples et une vieille dame devant lui. Les réactions étaient à l’étonnement et aux sourires à cet instant.

Il a donc comme nous le disions plus tôt, appris le poker en plein cœur de sa douce enfance. En allant à la boulangerie du père de son ami Boubacar, Kimmor s’est vu kidnapper par un magicien, et un facteur (pourquoi étaient ils là à ce moment ? Dieu seul le sait).

C’est dans la fourgonnette des deux voyous qu’il apprit, grâce à un petite télévision à piles, installée dans l’utilitaire des deux malfrats, qu’il comprit les rudiments de ce jeu de cartes. En effet, Lucky Jack TV était diffusé, pour vraisemblablement le distraire. Grâce à un cerveau marchant plein pot, il assimila l’essentiel en peu de temps. 

 Ce n’est qu’une décennie plus tard qu’il se rappela de ce kidnapping, et bien sûr du poker, lors d’une soirée débridée (comprenez une sale beuverie d’étudiants), avec des camarades scolaires. Après 3 tournois au casino quelques temps après, et d’honorables avant-dernières places à chaque fois, il decida de peaufiner son jeu, en s’inscrivant au Pok’r Yonnais. Rester sur un échec, non. Rester sur deux échecs, non. Rester sur trois échecs, non. C’est ce qu’on appelle quelqu’un de déterminé.

Depuis, il enchaîne les prestations « yoyo », en France comme à l’international. Mais sa bonne humeur, son aura aux tables, en font un joueur exemplaire. Même si quelques performances de haut niveau se font toujours attendre pour le brun ténébreux.

L’anecdote +, c’est qu’il vient en chaussons au club les jours de neige car il se dit y être « comme à la maison« . Peut-être aussi pour gagner du temps vu ses départs prématurés. Malin nous disions? Du génie plutôt…

Propos recueillis par Karlus.

La Fiche d’un Fish #002 : POPEYE !

Popeye, revoyez vos classiques, ce n’est pas ce fameux bout d’homme fort aux épinards, mais l’homme qui cri fort : « où est le pinard? » ! Ça n’a rien à voir. Qu’on se le dise.



Il découvre le poker au Futuroscope, sur le parking des enfants robots, en se délectant d'un succulent sandwich au pain format SNCF, et à la mayonnaise industrielle, concocté par son fidèle ami Nasri, avec qui il est ce jour là. C'est ce dernier qui l'initie au Texas hold'em, ratant l'intégralité des spectacles du jour. De tout façon, Popeye a peur du noir, mais ne l'a jamais dit à quiconque. Un talent prématuré pour le bluff, qui sera des années plus tard, son dada. Il apprend les ficelles du métier, grâce au barbu en survêt bleu, et est impressionné par la qualité de la montre gadget que porte son compère. Celle-ci a été acquise non sans mal, à l'autre bout de la planète, fabriquée par des asiatiques à peine entrés en phase de puberté. Nasri n'exploite pas le tiers monde : il le sublime.

On l’appelle le sosie de Nelson Montfort (comme le foie gras).
Revenons-en à notre Popeye. Impressionné par les termes techniques employés par Nasri, il enrichi son vocabulaire de mots anglais qu'il ne saisis pas dans l'immédiat, mais en est si fier, qu'il décide de se faire appeler "Johnny Martins O'Connard", avant de se raviser le soir même, jugeant le prénom un poil démodé et désuet. Il choisira plus tard, celui qu'on connait tous, le fameux "Popeye", pour d'obscures raisons. À ce qu'il paraît, c'est en regardant Gulli en faisant du dog-sitting, qu'il a eu la révélation qui changera la suite de sa vie. Popeye est quelqu'un de fort, avec une gueule entre Louis de Funès, et Grishka Bogdanov, mais peu importe. Il se fait Floquer un polo 100% acrylique, chez Gémo dès le lendemain, qui rétrécit au lavage, avec son pseudo de fier marin à la pipe.

Il contribue au bien être de la société, et au bonheur autour de lui en proposant, une fois par mois, de se mettre dans la peau d'un Dromadaire, par l'intermédiaire d'un costume unique, distribuant quelques douceurs. J'entends par là, des câlins, mais aussi des bonbons au vin. Il n'est pas peu fier de cette réussite et de l'enthousiasme que cela provoque.

Son histoire avec le poker est intéressante, quand il entend à une table "3bet shove", il rebondit à chaque fois en se demandant ce que 3 animaux chauves viennent faire à la table, en les cherchant non sans mal. Si quelqu'un veut bien prendre le risque un jour de lui expliquer, ça éviterait bien des paragraphes aussi cons que celui-ci.

Ce bel oiseau dispose aussi d'une plume bavarde et de qualité, lorsqu'il s'agit des résumés qu'il concocte et prépare avec soin, pour son club de cœur, le Pok'R Yonnais. Il reçoit à ce titre, beaucoup de bouquets de fleurs (pissenlits, pétunias, Les Fleurs du Mal de Beaudelaire aussi).

Restons focus sur son jeu plein de folie. Il a tendance assez souvent à effectuer des "roulades de la chance" avant chaque partie jouée. Il se dit, je cite "que ça fait du bien à mon (son) transit intestinal". En effet, consommer tant de pinard, lui offre souvent des problèmes de colon. Pour le stress, nous dirons les gens les plus conservateurs d'entre nous.

Il a aussi souvent tendance à terminer des places à la bulle de tournois majeurs, devenant ainsi le nouveau meilleur ami de ses abrutis d'éphémères adversaires. Malin comme pratique. De ce fait, il a plus de 31 076 amis Facebook, rien que d'avoir utilisé cette pratique.

Un génie incompris ? Sûrement. Un esthète du beau jeu ? Sûrement.  Un peu de tout ça ? Évidemment. En tout cas, le marin à la peau douce s'envolera en Névada pour Las Vegas en Juin prochain... Ah non, peut être simplement DANS le Névada. C'est pas pareil, et ça a toute son importance.

N’hésitez pas à venir débattre sur la page publique facebook, ou à laisser un message ci-après via l’outil de commentaires.

Karl.

La Fiche d’un Fish #001 : BARRACUDA !

La fiche d’un Fish, c’est une série humoristique de portraits de joueurs du club Pok’R Yonnais.

« La Fiche d’un Fish ! », c’est une série de portraits humoristiques démesurés, déglingués, d’un membre du club sélectionné au hasard.
La biographie, le portrait du joueur, vous trouverez toutes les informations utiles pour découvrir un adversaire que vous ne connaissez peut-être pas du tout, ou au contraire, que vous souhaitez étudier et approfondir dans ses détails, grâce à mes multitudes informations glanées, et vérifiées.

Pour précision, le contenu est bien sûr le pure fruit de mon invention, excepté les illustrations graphiques, qui sont quant à elles, bien réelles (enfin c’est ce que le joueur m’a transmis, je ne cautionne rien).
Je vous souhaite à toutes et tous, une agréable lecture.

Pour le premier portrait de la série « La fiche d’un Fish !« , nous accueillons en grande pompe, l’ami Barracuda. Un joueur sérieux, dont vous aurez tout à apprendre de son histoire incroyable. C’est parti pour quelques minutes de relâchement cérébral les amis !

"Barracuda, c'est l'histoire d'un rendez-vous manqué. Le gars partait passer un casting dans une agence, sans risque d'être pris, pour un film d'action avec 4 personnages loufoques, aux noms improbables. 
Il enfourchait son plus beau skateboard, et son casque "Titeuf" fétiche.

Malheureusement, arrivé à seulement 200m de la salle des fêtes de Mandelieu la Napoule, après 13h d'effort à traverser la France sous la pluie, il tombe en panne de skate. Sûrement de carburant, car lui comme sa planche à roulettes ont un point commun : il ont soif ! Il fait demi-tour, les yeux remplis de larmes, considérant cet impondérable comme, je cite, "la plus grande tristesse de chagrin de sa (ma) vie", juste après la mort de la daronne de Bambi, qui l'émeut encore en cachette aujourd'hui.
Notre grand blessé s'arrête donc chez un psychologue de quartier, j'entends par là, un troquet minable ou les retraités prennent la poussière après leur 9e verre de blanc. D'ailleurs, leur record c'est 27 verres juste avant le générique du JT de Pernaut. Ils sont costauds ces mecs là. Respect à eux.
Il s'installe à une table, déterminé à faire le deuil sur la fin de sa carrière qui n'aura jamais démarrée, et s'enfile pas moins de trois diabolo kiwi, un thé noir au miel Espagnol, et deux sirops de glaçons à l'eau, le tout couplé à un ramequin de peanuts Menguy's à la qualité toute relative.

C'est à ce moment qu'une publicité l'interpelle à la télévision du PMU, PokerStars. Il ne sait pas ce que c'est, mais le mot stars interpelle notre ami skateur, qui a des paillettes dans les yeux. Il se renseigne en demandant au patron l'annuaire 1996 des PTT, afin de composer le numéro des renseignements, qu'il avait vraisemblablement oublié. Il apprend contre toute attente, qu'il s'agit de poker. La standardiste, sûrement stagiaire et frigide, lui annonce que c'est un jeu de cartes.
À part le Uno, et les parties de flipper chez son oncle aveugle, le Barracuda ne dispose pas d'une culture de jeu énorme.

Soudain, un individu, lambda, arrive au moment du départ de notre skateur, avec un t-shirt noté "j'aime le poker et le pastis 51", les deux protagonistes bavardent. Pendant une heure, Jean-Daniel, l'homme au t-shirt, lui apprend les règles du jeu. Il fait mine d'avoir tout compris, se voit déjà champion intercommunal de son nouveau jeu favori, mais ce n'est qu'une façade. Barracuda repart ensuite chez lui, le skate dans son sac à dos, continuer ses recherches sur ce qu'il vient d'apprendre. Il se trouvera ensuite des amis, un peu par hasard, en faisant la queue dans une pharmacie un samedi soir (pour acquérir un masque hydratant à l'huile de baie de goji), avec qui il démarrera le poker, à l'âge de 20 ans et demi. C'est comme ça que Barracuda a un jour, découvert le poker.

Pour l'anecdote, c'est son sosie, un certain Djibril Cissé qui aura eu le rôle du vrai Barracuda. Sa carrière n'aura été qu'anecdotique également, le Djibril se fracturant le ménisque, le cubitus et le moral, en sortant la fameuse réplique "je suis fils unique, c'est ma sœur qui me l'a dit".

Une bien belle histoire, donc.
À ce jour, et contre toute attente, Barracuda a enfin compris le poker. On dit même qu'il a gagné une main une fois, parce que les gens avec qui il était à la table ont pris peur et sont partis en courant, lorsqu'il s'est mis à chanter du Florent Pagny, pensant être seul à ce moment là... C'est ainsi que son histoire est née".